les médiators Le Niglo

Interview de Laurent Berger, luthier

Dans les salons et festivals que je fais, je rencontre beaucoup de luthiers, et il y en a avec qui l’affinité est plus présente. Laurent est de ceux là, avec sa gentillesse son humour et sa simplicité, sans oublier le talent et la qualité de sa fabrication, reconnue du monde des guitaristes manouches. J’apprécie beaucoup notre amitié

-peux tu te présenter!

Je m’appelle Laurent Berger, j’ai 49 ans j’hâbite à Bras-d’Asse dans le 04 entre Digne-les-bains et les gorges du Verdon. C’est là que se situe mon atelier

Comment es tu venu à la musique? À la lutherie?

Quand j’étais jeune j’ai commencé à écouter pas mal de rock et de hard rock et à essayer d’en jouer, puis je me suis ouvert vers le blues, le jazz et beaucoup à la chanson, française surtout. J’ai été intéressé assez tôt par la lutherie mais l’époque et mon chemin de vie en ont décidé autrement.

-quel est ton parcours

Après avoir longtemps travaillé dans l’industrie (dessin industriel, sidérurgie ascenseurs, et autres…) suite à mes qualifications qui sont techniques (bac+bts). J’ai vécu plus de vingt ans en en Wallonie, la partie francophone de la Belgique et il y a un peu plus de dix ans, j’ai eu l’opportunité de pouvoir collecter un peu de matériel pour pouvoir construire une première guitare « manouche (comme on dit) » en autodidacte; Satisfait du résultat j’en ai fait une deuxième, puis une troisième, etc etc… J’ai commencé à en vendre et j’ai donc décidé de quitter mon employeur de l’époque pour me consacrer à la lutherie uniquement. Il y a presque 6 ans, je suis revenu dans ma Provence natale où j’ai installé mon atelier.

-quel instrument fabrique tu principalement? et sur lequel joue tu?

Je fabrique principalement des guitares d’inspiration Selmer mais en y ajoutant ma propre créativité en terme d’esthétique et de sonorité. Je fait également mais plus rarement des folks, des archtops et depuis peu des solid bodys. Forcement comme je suis un féru de jazz manouche je joue sur des modèles swing de ma fabrication.

-quels sont tes projets actuel, passés, musique et instruments, etc…

Là, je suis sur une nouvelle série de 5 guitares dont une cordes nylon type Maccaferri et une bouche en coeur 7 cordes manouche. Je viens de livrer une deuxième guitare à mon ami Dorado Schmitt qu’on ne présente plus. 😉

-quels sont tes projets futurs?

J’aimerais bien que mes projets futurs immédiats soient les festivals de jazz manouche cet été pour y exposer mais vu la situation actuelle, c’est pas gagné. Sinon continuer à fabriquer, réparer, restaurer, régler des instruments et voir les clientes et les clients repartir heureuse et heureux.

-quels sont tes gouts musicaux?

Principalement de la chanson française (j’ai été bercé là dedans). Je participe d’ailleurs à un groupe de reprise de Brassens qui s’appelle « les oiseaux de passage ». Sinon pas mal de jazz, jazz manouche, du rock, du rap, classique, etc…

https://www.facebook.com/Les-oiseaux-de-passage-103760568401543 https://www.youtube.com/watch?fbclid=IwAR0jy_QD-MdiTHwEiwPv70fkfQvNAQkD8NiUsHfL8AM_jbp9FvwxTD8P20U&v=ZpzbkASfXeI&feature=youtu.be&ab_channel=MountsegoCirco

-que penses-tu de l’avenir des musiciens, de la musique en général et de la lutherie

Concernant l’avenir de la musique en général, je suis comme tout le monde ,je ne sais pas trop quoi en penser…. IL faut attendre et espérer…

-et là, tu peux ajouter ce que tu veux

Voilà mon ami, j’espère que ça te convient

-bien sûr que ça me convient, et mieux te connaître. Voici une photo de Laurent en compagnie de Dorado Schmitt

Dorado Schmidt et Laurent Berger

Pour retrouver Laurent, retrouvez le sur Facebook et voyez son site:

Laurent Berger Luthier

Interview de Xavier Bozetto

interview de Xavier Bozetto, guitariste, compositeur et prof de Lyon, pour lequel j’ai fait le médiator signature NC-JXB que vous retrouverez ici dans la boutique

-peux tu te présenter
J’ai 50 ans je suis guitariste de Jazz auteur compositeur, je suis également coordinateur pédagogique d’une école de musique au nord de Lyon, j’enseigne la guitare l’harmonie la formation musicale et je dirige des ateliers.

-comment tu venu à la musique?
J’ai eu la chance d’avoir chez moi un piano quand j’étais petit, ma sœur en jouait et ma mère aussi, tout naturellement j’y suis venu d’abord tout seul puis avec quelques cours.

-quel est ton parcours de musicien?
À l’âge de 13 ans j’ai opté pour la guitare que j’ai pratiqué en autodidacte pendant 10 ans avant de rentrer à l’AIMRA puis au Conservatoire de Région de Lyon dans la classe de guitare Jazz de Jean-Louis Almosnino.
En parallèle j’ai commencé à donner des cours de guitare puis de plus en plus.
C’est toujours aujourd’hui ma principale source de revenus.
J’ai passé il y a quelques années le Diplôme d’Etat de professeur de Jazz.
Je donne beaucoup de concerts également, avec des musiciens locaux principalement, environ 80 dates par an.
C’est venu progressivement, les premières années étaient beaucoup plus maigres…
L’année 2020 aussi mais là vous savez pourquoi… Et 2021 s’annonce encore pire…

-quel matériel utilise tu principalement?
En guitare 6 cordes je joue principalement une guitare cordes nylon , un Alhambra qui est très sympa, une quart de caisse flamenca très efficace en acoustique et branchée sur une sono. J’adore le contact et le son chaleureux des cordes nylon j’utilise des Savarez Cantiga Premium.
Côté Jazz , Depuis quelques années je suis passé à la 7 cordes je joue une archtop de chez Gerard Defurne 15 pouces, un véritable petit bijou montée en Savarez Focus 0,11 0,63, une nouvelle gamme de cordes électriques, avec un son exceptionnel, détaillé et précis, en acoustique comme branchée.
Et puis pour mon 50th anniversaire j’ai fais une petite folie je me suis fais construire une guitare hybride basse guitare à 7 cordes: 3 cordes de basse 4 cordes de guitare.
Elle est multidiapason , et sort sur 2 amplis : un ampli guitare et un ampli basse . C’est un modèle signature de chez OP guitares , le luthier, Paulo Oliveira est un ami de longue date, il a relevé le défi avec brio, c’est vraiment un autre monde cette guitare. Je l’utilise dans toutes les configurations où il n’y a pas de bassiste, duo avec chanteuse, ou avec instrument à vent, ou en duo avec un batteur c’est une dinguerie.

-quels sont tes projets actuel, passés, groupes, etc…

Je joue aujourd’hui principalement du jazz, dans différentes esthétique, swing, be-bop, composition jazz moderne, cool Jazz, J’accompagne plusieurs chanteuses en duo, qui me font souvent l’honneur de chanter mes compositions,
j’adore écrire des textes.

-quels sont tes projets futurs?
J’envisage de créer quand la situation sera plus propice aux concerts un grand groupe qui fonctionnerait sous forme d’un collectif, avec pour ambition de jouer du jazz avec des paroles en français. Principalement des compositions.
Je suis également en train de mettre en place un cycle de conférences à destination des managers.
L’idée est d’analyser les mécanismes que l’on utilise pour l’improvisation et de faire un parallèle avec les procédés utilisés dans le management moderne et le développement de projets.

-quels sont tes gouts musicaux?
Goûts musicaux bien sûr beaucoup de Jazz de toutes les époques, mais aussi de la Chanson Française et de la musique classique.
Mais je peux écouter n’importe quoi même du métal ou du rap ou de la pop, j’ai beaucoup de mal à trouver une musique mauvaise. Il y a toujours du bon dans toutes les musiques, comme pour les gens il faut chercher le bon et laisser de côté les aprioris ( mêmes si parfois chez certains il faut chercher longtemps ahah !! )

-que pense tu de l’avenir des musiciens , de la musique en général , et de ce qui l’entoure?

L’avenir de la musique dépendra de ce que les musiciens en feront.
Pour l’instant nous subissons deux chocs frontaux coup sur coup.
Le premier il date d’une dizaine d’années environ c’est l’effondrement de l’industrie du disque.
Autrefois les maisons de disques gagnaient de l’argent en vendant des disques et les artistes aussi. Aujourd’hui plus personne ne gagne d’argent car il n’y a plus de disques.
Plus personne n’en achète ou même n’en écoute ou alors une petite minorité de mélomanes.
Les plates-formes de streaming proposent des rémunérations ridiculement faibles aux artistes, quelques millièmes d’euros par téléchargement, aucun espoir pour un musicien de jazz de gagner le moindre centime par ce biais. En tous cas pour l’instant…
Et puis là c’est le coup de grâce on nous disait “oui mais il vous reste les concerts pour gagner votre vie” et bien maintenant c’est fini aussi…
Malheureusement je crois que c’est une tendance ces problèmes sanitaires, ce n’est pas uniquement un accident, c’est parti pour durer et il y aura des répliques, dans les années à venir, peut-être même plus dangereuses que l’actuelle épidémie.
Bon nombre de clubs ne vont pas s’en relever c’est dramatique.
Personnellement je ne suis pas fâché d’avoir conservé un travail d’enseignement en plus de mon travail de musicien, même si c’est extrêmement difficile de tout concilier en terme d’horaires de disponibilité et d’énergie, les journées de travail dépassent les 15h plusieurs fois par semaine… mais aujourd’hui je ça m’amène certaine sécurité.
En tant que guitariste les cours en distanciel résistent bien, voir se développent. Heureusement pour les guitaristes l’instrument s’y prête relativement bien, mais ce n’est pas le cas de tous les instruments…

-et là tu peux ajouter ce que tu veux
Ne perdons pas la musique, continuons à jouer même si c’est juste pour notre cercle proche, la famille, un copain de passage, une petite session entre collègues, ou juste pour nous, ou juste pour le chat qui ronronne dans son panier dans un coin de la chambre, ne perdons pas la musique car c’est elle qui nous sauvera .

Le site de Xavier: https://www.xavierbozetto.com/

Interview de Jérome Lelasseux, créateur de Jjazzlab

voici une interview de Jérome Lelasseux, le créateur du logiciel libre, open source Jjazzlab, qui permet de créer des backtracks réalistes, les jouer, les exporter en midi, en imprimer la grille. ce logiciel est multiplateforme (Linux, Mac, Windows), en anglais actuellement, mais ça va changer.

-peux tu te présenter

Je m’appelle Jérôme Lelasseux, j’ai 51 ans et j’habite près de Toulouse, où je travaille dans un boulot qui n’a (malheureusement) rien à voir avec la musique.

-comment est tu venu à la musique?

J’ai pris quelques cours d’orgue vers 10 ans, j’ai vite arrêté mais l’orgue est resté à la maison et j’ai continué de pianoter pendant l’adolescence. J’écoutais aussi plein de musique mais le déclic s’est surtout produit lorsque j’ai découvert le plaisir de jouer en groupe. On était étudiants, on était nuls, mais quel plaisir de faire de la musique à plusieurs!

-quel est ton parcours de musicien et de programmeur

J’ai une formation d’ingénieur en informatique à la base, même si je ne programme plus depuis longtemps professionnellement parlant. Pour la musique j’ai évolué en jouant avec différents groupes, en achetant des livres aussi. J’ai fait de temps en temps des stages de jazz pendant mes vacances, ça ouvre l’esprit.

-quel instrument utilise tu principalement? et en informatique?

piano et synthé (Yamaha MOXF8). Je développe sur un vieux portable sous Windows 10, et je teste la version sur un portable Linux encore plus ancien.

-comment et pourquoi as tu décidé de créer Jjazzlab

C’était il y a plus de… 10 ans! J’étais frustré par Band-In-a-Box, les backing tracks étaient trop répétitives, sans compter l’IHM catastrophique. Je ne suis déjà pas doué pour les solos, mais c’est encore plus dur quand l’accompagnement n’aide pas. Inversement, j’ai eu l’occasion de jouer avec de très bons musiciens, je n’étais toujours pas doué mais mes solos étaient quand même moins catastrophiques.

J’avais envie de me remettre à programmer à l’époque, et j’avais aussi des idées sur comment faire mieux que Band In A Box, alors je me suis lancé.

-quels sont tes projets actuel, passés, futur, groupes, etc…

JJazzLab me prend toujours l’essentiel de mon temps libre. J’ai plein d’idées ambitieuses pour l’améliorer (ajouter de l’IA pour améliorer les backing tracks, faciliter l’intégration avec les DAW, …), et puis les utilisateurs ont aussi des suggestions intéressantes. Mais tout ça prend un temps fou. J’ai mis quasiment tout le code en open-source pour essayer d’attirer d’autres développeurs, mais malheureusement je reste le principal auteur à 99%.

La prochaine version 2.3 va enfin être multilingue, avec du français, de l’allemand et même du chinois! C’était une demande récurrente. Je tiens d’ailleurs à remercier tous les utilisateurs pour ces traductions, c’est un sacré boulot.

Côté musique je suis dans un groupe de rock progressif (www.youtube.com/watch?v=gjdVX2m-abM), mais avec le Covid tout est en pause.

-quels sont tes gouts musicaux?

Question difficile! Du jazz/fusion (je suis pas trop swing), du funk, j’adore la musique brésilienne, un peu de pop, du rock progressif, un peu de classique aussi. Un coup de coeur qui date d’hier soir, Vulfpeck, regardez leur concert à Madison square garden sur Youtube. Et puis aussi la radio en ligne swissgroove.ch, que j’écoute souvent en programmant.

-que pense tu de l’avenir des musiciens , de la musique en général , et de ce qui l’entoure?

Je ne me sens pas vraiment légitime pour répondre. Je joue avec des intermittents et je sais juste que la vie était déjà pas simple pour eux avant le covid, et malheureusement les choses ne semblent pas prêtes de s’améliorer.

-et là tu peux ajouter ce que tu veux

Merci à toi Daniel de t’intéresser à mon modeste projet.


ce projet n’est pas aussi modeste que le prétend Jérome. les ,moyens sont modestes, mais le résultat est vraiment excellent. ce logiciel me sers toutes les semaines et vous pouvez le retrouver sur le site de Jjazzlab.

vous pouvez aussi aller sur les forums de Jjazzlab pour des aides vraiment sympa, ou même sur youtube

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